La sentience

La sentience (du latin sentiens « ressentant », de sentiere « percevoir par les sens ») désigne la capacité d’éprouver des choses subjectivement, d’avoir des expériences vécues positives ou négatives. Un être sentient, qu’il soit humain ou non, peut ressentir les émotions, la douleur, le bien-être, etc. et percevoir son environnement et ses expériences de vie.

Certains êtres sentients sont également capables d’évaluer les actions des autres en relation avec les leurs, de se souvenir de leurs actions et de leurs conséquences, d’en évaluer les risques et les bénéfices, de ressentir des sentiments. A minima, un être sentient est un être qui éprouve douleur et plaisir et qui a un degré variable de conscience. Ce qui lui arrive lui importe.

Beaucoup d’animaux sont sentients : chiens, vaches, poissons, poules, humains, poulpes, crabes, grenouilles, cochons, rats…

En France, le terme a été intégré aux dictionnaires courants en 2020.

Le sentientisme

Le sentientisme est le projet de société qui découle de la prise en compte de la sentience : il place les individus sentients au centre de notre sphère de considération morale.

Le sentientisme s’oppose à l’anthropocentrisme et énonce que les êtres sentients, qu’ils soient humains ou non, ont des intérêts qui doivent être pris en compte. Il établit que la couleur de peau, l’intelligence, l’espèce, la richesse, la beauté ou encore l’origine géographique, entre autres, ne sont pas des critères pertinents pour déterminer la considération qu’on accorde à un individu.

Or, cette considération morale est importante puisqu’elle détermine le traitement réservé à un individu. Son absence induit généralement d’importantes inégalités, sources de souffrances.

Parce que les êtres sentients fuient la souffrance et recherchent le plaisir, le sentientisme considère la sentience comme condition nécessaire et suffisante pour bâtir les fondations d’une société juste.

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